
Au sortir du séminaire gouvernemental du samedi 10 janvier, la nouvelle équipe dirigée par le Vice-Président Hermann Immongault dispose désormais d’une feuille de route claire. Entre urgences sociales et planification à long terme, voici ce qui attend l’Exécutif pour cette année charnière.

Finie la période de grâce, place à l’action. Nommés le 1er janvier dernier, les membres du gouvernement ont reçu, samedi leurs ordres de mission.
Si la rencontre visait à harmoniser le travail de l’administration, elle a surtout servi à graver dans le marbre les priorités de l’État pour les douze prochains mois, articulées autour de trois documents majeurs.
Il s’agit notamment de la Loi de finances 2026, le Plan d’action gouvernemental et, surtout, le Plan national de croissance et de développement 2026-2030.
L’Eau et l’Énergie : l’urgence absolue

Ce n’est pas un hasard si, parmi les rares exposés techniques présentés lors de ce séminaire, celui du ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie a tenu le haut de l’affiche.
C’est le front social le plus brûlant. Pour 2026, la consigne présidentielle est sans équivoque.
Les projets structurants doivent sortir de terre pour mettre fin aux pénuries qui exaspèrent les populations.
La « mise en œuvre immédiate » réclamée par le Vice-Président vise en priorité ce secteur vital.
Une vision jusqu’en 2030

L’année 2026 marque également un changement de paradigme temporel.
L’Exécutif ne veux plus naviguer à vue, mais lance la première phase du Plan national de croissance et de développement 2026-2030.L’action publique repose désormais sur six piliers stratégiques.
Bien que le détail de ces piliers reste à décliner ministère par ministère, la présence de la ministre de la Planification et du ministre de la Réforme à la tribune indique que la restructuration de l’État et la relance économique inclusive seront les moteurs de l’année.
Performance et résultats
Le triptyque « Performance, Probité et Patriotisme » imposé comme thème du séminaire sonne comme un avertissement. L’objectif est l’efficacité budgétaire.
Avec la validation des dossiers de l’année écoulée, l’administration centrale doit maintenant passer en mode « livraison ».

Pour l’équipe dirigée par Brice Clotaire Oligui Nguema, le défi de 2026 est double.
Il faudra rassurer les Gabonais par des réalisations concrètes tout en posant les bases solides d’une croissance durable pour la fin de la décennie.
Le cap est fixé, le compte à rebours est lancé.



